Dons Secourables pour les Indigents

15 mars 2018

Environnement : Les humanitaires du Sud-Kivu outillés sur la politique environnementale en RDC

Lors d’une rencontre organisée, jeudi 08 mars, par le ministère provincial de l’environnement, les acteurs humanitaires intervenant dans la province du Sud-Kivu ont pris connaissance de la politique de protection de l’environnement pendant la mise en œuvre de leurs projets. Les discussions ont été orientées l’étude d’impact environnemental définie dans la loi congolaise à laquelle tous les acteurs sont conviés à souscrire. Camile Ndolandola, Directeur provincial de l’Agence congolaise de l’environnement du Sud-Kivu, souligne que cette politique du gouvernement congolais en matière de protection consiste à la mise en place d’une étude d’impact environnemental et social pour chaque projet de développement.

« Nous voulons que les humanitaires qui œuvrent au Sud-Kivu sachent la politique nationale pour la protection de l’environnement. Ils savent, désormais, que pour arriver à mettre en œuvre tout projet de développement, il faut d’abord une étude d’impact environnemental et social. Cette étude assortie toujours d’un programme de gestion environnementale et sociale qui est un cahier de charges soumis à chaque promoteur de projet qui soit dans le secteur privé comme dans le secteur humanitaire », a-t-il confié.

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14 mars 2018

Sud-Kivu:Trois territoires en urgence humanitaire sur le plan de la sécurité alimentaire (IPC)

Les territoires de Shabunda, Fizi et Uvira sont classés en situation humanitaire d’urgence sur le plan de la sécurité alimentaire par le groupe de travail technique, Cadre Intégré de Classification de la sécurité alimentaire IPC en sigle.

Ceci ressort des recherches faites au 16ème cycle d’analyse et dont les résultats ont été présentés au cours d’un atelier tenu du mardi 6 au dimanche 11 mars 2018 à l’Hôtel Panorama en commune d’Ibanda.

Selon les participants à cet atelier, les études ont été faites sur base des preuves, des rapports et autres documents rendus public par différents services dans des zones déterminées.

Ces données sont ensuite confrontées aux indicateurs de la sécurité alimentaire et au contexte de chaque zone en vérifiant entre autres le score de consommation alimentaire, l’état nutritionnel, la mortalité infantile ainsi que l’évolution des moyens de d’existence.

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08 mars 2018

Sud-Kivu:Le plaidoyer pour améliorer la condition des femmes est loin de porter des fruits

A l’heure ou l’humanité entière se mobilise pour la cause de la femme notamment pour son intégration dans la vie politique et sa considération dans tous les secteurs de la vie, au Sud-Kivu, des questions restent nombreuses sur les résultats de cette mobilisation et des plaidoyers faits par les uns et autres.

Dans les milieux ruraux, les femmes continuent de faire face à l’insécurité sous plusieurs formes.

C’est principalement le difficile accès à la terre et à l’héritage faute des coutumes rétrogrades et autres considérations familiales, les abandons de familles par les époux qui disent aller chercher la vie ailleurs ainsi que les accusations de sorcellerie.

Dans plusieurs ménages, le poids de la famille est supporté par seules les femmes et l’accès aux besoins sociaux de base comme les soins de santé, l’eau et l’éducation est loin d’être une réalité.

La femme rurale a, à ce jour, des difficultés à accéder à la justice au regard des couts exorbitants exigés par les autorités. Dans plusieurs territoires, les tribunaux de paix et les tribunaux de grande instance sont placés dans des centres alors que ces derniers sont très éloignés.

A ceci s’ajoute les guerres à répétition dans plusieurs de la province qui empêchent les femmes d’atteindre leurs champs avec entre autres conséquences la pauvreté accrue.

Bien plus, les efforts fournis par certaines femmes pour cultiver les champs encore disponibles sont annihilés par l’absence et/ou le délabrement très avancé des routes de desserte agricole qui devraient permettre l’évacuation des récoltes.

Ceci est décourageant car ces récoltes pourrissent dans des greniers et parfois ces femmes ne travaillent qu’une petite partie de la terre juste pour récolter une quantité qu’ils sont capables de consommer en famille.

Tout ceci est également à la base de l’exode rural. Plusieurs femmes choisissent de se rendre des centres commerciaux et dans les villes espérant trouver mieux. Au final, c’est une nouvelle forme de souffrance car elles obligées de s’exposer à n’importe quel travail avec des conséquences notamment sur leur santé.

Des analystes estiment que si le gouvernement prenait en compte les cahiers de charge et les mémorandums déposés par les organisations féminines et les défenseurs des droits humains, la situation de la femme du Sud-Kivu connaîtrait  déjà une amélioration.

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